L’industrie aéronautique française et européenne continue d’échapper à la crise et à recruter ferme. Pour fabriquer ces avions et les livrer à temps, constructeurs, équipementier et sous-traitants cherchent des opérateurs qualifiés, des techniciens et des ingénieurs aéronautiques.

Les ingénieurs aéronautiques très sollicités

Grâce à l’aéronautique, les ingénieurs diplômés n’ont guère de soucis à se faire pour leur insertion professionnelle. Chez Supaéro et l’Ensica, deux écoles membres du groupe Isae, «les délais d’embauche sont en nette amélioration avec 70 % des jeunes diplômés de la promotion 2012 recrutés avant leur diplôme, soit une hausse de 14 %, et 92 % en poste deux mois après leur sortie de l’école, soit 10 % de mieux, souligne Olivier Fourure, directeur de l’Isae. Nous sommes dans une situation où l’on s’arrache les ingénieurs aéronautiques.» À l’Insa Rouen par exemple, les jeunes diplômés de la promotion 2012 ont trouvé un job en moins d’un mois, dont près de 11 % dans l’aéronautique et le spatial.

Des candidats de plus en plus nombreux

Si les ingénieurs de l’Isae rencontrent autant de succès auprès des recruteurs, «c’est en raison de leur forte employabilité liée notamment à notre méthode pédagogique par projets», ajoute Olivier Fourure dont 70 % des diplômés travaillent directement ou indirectement pour le secteur aérospatial. Il est vrai que les besoins du secteur aéronautique et spatial sont soutenus avec 15.000 embauches prévues chaque année en France (la moitié pour des créations de postes).

L’an dernier, les constructeurs, motoristes et autres sociétés de conseil ou bureaux d’études ont recruté 15 000 CDI (dont 48% sont destinés aux ingénieurs, 26% à des employés et techniciens, 26% des ouvriers qualifiés). Il devrait en être de même en 2013. Certaines compétences manquent cruellement, au point qu’en 2011 3 000 à 6 000 postes n’ont pas trouvé preneur, selon l’institut Randstad.

Face aux besoins en recrutements de la filière, notamment à l’étranger, les écoles étoffent leurs offres de formation.

L’engouement pour l’aéronautique est aussi bien réel côté étudiants. Pour accompagner le mouvement et répondre aux attentes du marché, Pascale Ribon, directrice de l’école d’ingénieurs post-bac Estaca, va ouvrir à la rentrée de septembre une spécialisation de 5e année «maintenance et exploitation aéronautique» en anglais, avec une trentaine de places. «Cette ­spécialisation existe déjà en français et nous allons proposer les deux ­enseignements, car il y a une forte ­demande de la part des compagnies aériennes et des sociétés de maintenance, surtout à l’étranger», précise-t-elle.

En partenariat avec l’Enac (École nationale de l’aviation civile), TBS lancera à la rentrée 2014 une filière aéronautique au sein de son programme Bachelor en trois ans. «Il s’agit de la première offre Bachelor exclusivement dédiées au management aéronautique», souligne-t-elle.

Exemples de formations :

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