Dans les pays du Nord, tout comme en Europe en général, la mobilité internationale des étudiants est une priorité ; en tant que participants au processus de Bologne, les trois pays Finlande, Norvège et Suède ont pour objectif qu’au moins 20% de la population étudiante ait pu bénéficier d’un séjour d’études à l’étranger.

 

L’étude a pour objectif de comprendre pourquoi certains étudiants décident de faire un jour d’études à l’étranger ;

  • Qui sont ces étudiants ?
  • Quelles sont leurs motivations ?
  • Quelles sont leurs caractéristiques par rapport aux étudiants qui ne partent pas ?
  • Et quels sont les freins de ces derniers ?

 

Dans la plupart des pays, les étudiants qui souhaitent partir peuvent être freinés par les questions de langue et de financement. Cela n’est pas le cas pour les étudiants des trois pays de l’étude. D’ailleurs, les étudiants interrogés ne donnent aucune raison majeure pour ne pas partir étudier à l’étranger. Ils mentionnent leurs études, la difficulté de choisir un établissement ou de trouver un hébergement, leur souhait de ne pas quitter leur famille ou leur petit-e- ami-e-, mais ce ne sont pas des freins majeurs. Au contraire, l’étude montre que les étudiants qui sont partis ont bénéficié d’un fort soutien de leur entourage.

Parmi les autres freins évoqués, se trouvent des questions sur la valeur académique de la mobilité, avec la crainte qu’un séjour d’études à l’étranger prolonge la durée totale de leurs études ou leur fasse manquer des parties importantes du programme. Cependant, de manière générale, les études à l’étranger sont très fortement valorisées, aussi bien par les étudiants qui sont partis que par ceux qui ne sont pas partis.

 

Il faut souligner l’importance des encouragements prodigués par l’entourage, y compris ceux des établissements, des professeurs et des responsables des relations internationales. Un manque de soutien de la part des professeurs peut inquiéter les étudiants en leur faisant craindre que leur séjour d’études à l’étranger prolonge la durée totale de leurs études. Les encouragements qui compteront le plus seront ceux donnés par les anciens étudiants partis à l’étranger et revenus. Il est d’autant plus utile de souligner l’importance de ce soutien que souvent les étudiants de retour dans leur pays peuvent regretter de ne pas être d’avantage invités à faire connaître leur expérience à l’étranger.

 

Cette expérience est souvent valorisée pour sa dimension sociale et d’enrichissement personnel, la qualité de l’enseignement venant loin derrière. Cependant, un étudiant international sur trois trouve qu’il a attient un meilleur niveau de connaissance que ceux qui sont restés dans leur pays.

 

En conclusion, l’étude souligne qu’il faudrait donc que les établissements encouragent encore plus leurs étudiants à partir, notamment en s’appuyant sur les témoignages des anciens. Il faudrait également insister sur la valeur académique des séjours d’études à l’étranger.

 

Lire le document dans son intégralité (en anglais) : http://goo.gl/QDBXay

PDF : Living_and_learning